Le théme de la mort dans l'oeuvre de gibran

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          Gibran continue l'expression de sa vision qui reflète une rupture avec le traditionalisme .Il s'est insurgé contre la simple signification de plusieurs concepts .Il a voulu comme le dit“Adonis” : «Faire éclore dans l'homme tout ce qui le dépasse et tout ce qui est plus grand que lui : l'amour, la joie, la liberté, la mort…».

           Nous verrons d'abord dans quel sens peut-on dire que les thèmes spirituels, en général, sont prioritaires dans l'œuvre du “Prophète” et nous verrons ensuite“ la Mort ” comme un thème favorisé chez Gibran .

       A l'instar de sa révolte contre la forme traditionnelle de la poésie, en prose également il a adopté- comme c'est le cas du Prophète- une écriture qu'on peut la qualifier d'écriture visionnaire; une forme nouvelle d' expression.

      Dans“ le prophète”, il avait tendance à traiter des thèmes spirituels (comme le montre ce pourcentage : parmi 31 sujet, 22 ont un caractère spirituel).

      Gibran a commencé sa vision par le thème de l'Amour et a fini par celui de la mort, comme s'il veut   mettre l'accent sur ses deux concepts significatifs dans la vie de l'homme .Bien qu'il n'a parlé de la mort minutieusement que vers la fin du roman, mais cela ne signifie pas que le prophète la considère comme une fin du monde. Au contraire, il l'associe _en oxymore_ avec la vie. Il a rependu à  Al_mitra en disant que le secret de la mort ne peut être délivré que lorsqu'on le cherche   au cœur de la vie .Mais comment ? C'est en ouvrant le cœur au corps de la vie. Pour lui, la mort et la vie sont les deux faces de la même monnaie. On ne peut jamais découvrir le secret de l'un sans qu'on découvre Celui de l'autre, ils sont inséparables.

      La mort, ou plutôt la connaissance de la mort est liée aux espoirs et aux désirs, elle est liée également à la   confiance aux rêves.

       Même la peur de la mort, elle est interprétée comme une sorte d'espérance d'honorabilité  , une attente liée à la joie et non plus à la peur .

        Ajoutons dans ce contexte que le prophète avait annoncé dans un chapitre précédant, et précisément celui du mariage une brève définition qui considère la mort comme « la mémoire silencieuse de dieu».Il l'avait donné une interprétation positive quand il a parlé des «blanches ailes de la mort ».

        Et pour mettre en claire cette vision, il considère dans ce chapitre que la mort est la liberté même, et cette liberté n'est qu'une relation directe et sans intermédiaire avec le vent, le soleil …

        Bref, c'est pratiquer la liberté avec zèle en pleine nature. C'est une libération de toutes contraintes. C'est dépasser tout ce qui est matériel et chercher une relation directe avec Dieu.

     Gibran a aussi lié la mort à la joie quand il a parlé du chant et de la danse (chanter, danser…..)

      Ce n'est que lorsque vous boirez à la rivière du silence que vous pourrez chanter.

      Et quand la terre revendiquera vos membres, c'est alors que véritablement vous danserez.

      Il a recours encore une fois aux éléments de la nature (rivière, terre…). La nature est le refuge de chaque personne qui cherche la joie.

      Pour conclure, on peut dire que Gibran a donné une importance particulière au thème de la mort puisqu'il l' a lié à tous les concepts qu'il avait expliquer dans l'ensemble de son œuvre;par exemple:l'amour,l'espoir, le rêve, la joie, la peur, le mariage, la liberté…..

     Il suffit qu'il l'ait lié à la vie qui évoque tous les autres thèmes (les enfants, la boisson, la nourriture,le travail, le temps, le plaisir….)

      En définitive, le thème de la mort est présent dans toute l'œuvre, toute la vision de Gibran, sa rupture avec tout ce qui est traditionnel qu'il avait annoncé dès ses premiers textes publiés en 1914 “Larmes et sourire” : «Je suis venu pour dire une parole et je le dirai» .Il a voulu transmettre un message et le prophète était le témoin.

 

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Publié dans Culture

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