Salon International de l’Edition et du Livre : Les enfants orphelins de stand et de livres
Le livre pour enfant couvre à peine un pour cent de la totalité des livres édités au Maroc. Il reste le parent pauvre de l’édition du livre, avec beaucoup de médiocrité et une méconnaissance du genre.
« L’écriture pour enfants entre ses exigences pédagogiques, culturelles et esthétiques et aussi les limites et les obstacles »
Tel est le thème débattu, mardi, par deux spécialistes du genre, Mohamed Azzedine Tazi et Larbi Benjelloun avec Yassine Bahouch comme animateur à la salle Habib Al Forkani.
Fidèles à la tradition des éditions précédentes, les salles des conférences et les « open space » ont été baptisés des noms de poètes et écrivains, récemment décédés, Mahmoud Darwich, Mohamed Habib Al Forkani et un espace réservé à Leopolod Sedar Senghor, au stand du ministère de la culture.
L’affluence varie selon l’importance des écrivains invités, tandis que des débats comme celui sur la littérature enfantine a attiré peu de monde.
La communication est en cause à ce propos, car le SIEL était plein à craquer d’élèves de nombreux établissements scolaires, au moment où on débattait, juste à côté, de la littérature qu’on sert à ces mêmes enfants, dans les écoles.
On saluera le courage des écrivains invités à l’occasion, qui ont dénoncé l’absence d’un véritable intéressement de la part du ministère, pour valoriser le livre pour enfants, confisqué par les bureaucrates du département, qui ne sont pas des spécialistes et qui servent n’importe quoi, en étant les « édités » hiérarchiques, délégués ou inspecteurs ?
D’ailleurs l’un des problèmes majeurs, dénoncé par beaucoup d’éditeurs, c’est que le ministère se substitue aux professionnels, pour éditer des « intégrales » et quelques autres publications, très médiocres et qui n’ont pas leur place au sein de la production livresque, quand on veut bien respecter les règles standards de la véritable création.
On continue d’ailleurs à véhiculer de fausses idées sur l’enfance, sans rien maîtriser aux âges, en imposant la fiction aux moins de six ans, au moment où on devrait les initier à la découverte et à l’identification de leur environnement.
Par ailleurs, on limite le livre à une fonction utilitaire, en prenant prétexte de la lutte contre les déviations et les dépravations de tous genres, au lieu d’en faire un instrument au service du développement du pays.
Les animateurs ont fait un constat critique majeur : l’édition pour enfants se portait mieux il y a 20 ans, avec Boubker Lamrini, qui éditait sa « revue pour enfants » ou encore « Azhar », également disparue tout comme le premier titre cité.
Mohamed Achaâri, ancien ministre de la culture avait décidé de régler le problème, en intéressant plusieurs départements à cette initiative, le ministère de l’éducation nationale, le ministère de la jeunesse et des sport et le département de la culture.
Mais le projet semble, aujourd’hui, abandonné avec l’arrivée de Mme Touria Jabrane, interpellée à l’occasion pour le reprendre et l’enrichir, en se mettant à l’écoute des spécialistes du genre.
Et pas seulement dans le cadre du livre scolaire, mais des lectures de soutien, avec des œuvres destinées à la culture générale de l’enfant lecteur.
Autrement, tout le monde prendra exemple sur Mme Salmi, éditrice courageuse, qui a sorti le « Abdelkrim » de Zakia Daoud, œuvre dédiée à l’enfance marocaine, mais qui est condamnée au dépôt de bilan, après avoir investi beaucoup d’argent pour la promotion du livre pour enfant !
« L’écriture pour enfants entre ses exigences pédagogiques, culturelles et esthétiques et aussi les limites et les obstacles »
Tel est le thème débattu, mardi, par deux spécialistes du genre, Mohamed Azzedine Tazi et Larbi Benjelloun avec Yassine Bahouch comme animateur à la salle Habib Al Forkani.
Fidèles à la tradition des éditions précédentes, les salles des conférences et les « open space » ont été baptisés des noms de poètes et écrivains, récemment décédés, Mahmoud Darwich, Mohamed Habib Al Forkani et un espace réservé à Leopolod Sedar Senghor, au stand du ministère de la culture.
L’affluence varie selon l’importance des écrivains invités, tandis que des débats comme celui sur la littérature enfantine a attiré peu de monde.
La communication est en cause à ce propos, car le SIEL était plein à craquer d’élèves de nombreux établissements scolaires, au moment où on débattait, juste à côté, de la littérature qu’on sert à ces mêmes enfants, dans les écoles.
On saluera le courage des écrivains invités à l’occasion, qui ont dénoncé l’absence d’un véritable intéressement de la part du ministère, pour valoriser le livre pour enfants, confisqué par les bureaucrates du département, qui ne sont pas des spécialistes et qui servent n’importe quoi, en étant les « édités » hiérarchiques, délégués ou inspecteurs ?
D’ailleurs l’un des problèmes majeurs, dénoncé par beaucoup d’éditeurs, c’est que le ministère se substitue aux professionnels, pour éditer des « intégrales » et quelques autres publications, très médiocres et qui n’ont pas leur place au sein de la production livresque, quand on veut bien respecter les règles standards de la véritable création.
On continue d’ailleurs à véhiculer de fausses idées sur l’enfance, sans rien maîtriser aux âges, en imposant la fiction aux moins de six ans, au moment où on devrait les initier à la découverte et à l’identification de leur environnement.
Par ailleurs, on limite le livre à une fonction utilitaire, en prenant prétexte de la lutte contre les déviations et les dépravations de tous genres, au lieu d’en faire un instrument au service du développement du pays.
Les animateurs ont fait un constat critique majeur : l’édition pour enfants se portait mieux il y a 20 ans, avec Boubker Lamrini, qui éditait sa « revue pour enfants » ou encore « Azhar », également disparue tout comme le premier titre cité.
Mohamed Achaâri, ancien ministre de la culture avait décidé de régler le problème, en intéressant plusieurs départements à cette initiative, le ministère de l’éducation nationale, le ministère de la jeunesse et des sport et le département de la culture.
Mais le projet semble, aujourd’hui, abandonné avec l’arrivée de Mme Touria Jabrane, interpellée à l’occasion pour le reprendre et l’enrichir, en se mettant à l’écoute des spécialistes du genre.
Et pas seulement dans le cadre du livre scolaire, mais des lectures de soutien, avec des œuvres destinées à la culture générale de l’enfant lecteur.
Autrement, tout le monde prendra exemple sur Mme Salmi, éditrice courageuse, qui a sorti le « Abdelkrim » de Zakia Daoud, œuvre dédiée à l’enfance marocaine, mais qui est condamnée au dépôt de bilan, après avoir investi beaucoup d’argent pour la promotion du livre pour enfant !
www.albayane.ma
18/2/2009
18/2/2009
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