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Mercredi 10 juin 2009

Nous avons tous déjà eu des mots avec quelqu’un ou fait quelques remarques pas piquées des hannetons… Pourtant la violence verbale n’est pas uniquement dans l’échange des gros mots …. Parfois, notre manière de nous adresser à l’autre, le choix de certains mots nous rend coupable d’agression !

La communication est une chose essentielle dans toute relation humaine, mais malheureusement, elle est souvent utilisée de manière négative, de manière violente.
Il faut apprendre à aller au-delà de l’agressivité, à communiquer différemment, avec plus d'empathie et moins de jugements.

La violence verbale est partout présente : à l'école, au travail, dans la rue, en famille parfois. Tout ceci fait peur et ne correspond guère aux idéaux de paix et de vie harmonieuse qui nous motivent.  
Mais la violence verbale ne se résume pas uniquement à des gros mots ou un énervement excessif. Elle peut se cacher dans votre ton ou votre manière de vous adresser à l’autre. Certaines remarques ou certains mots sont parfois des coups violents. Ceux-ci laissent aussi des blessures, même si elles sont invisibles.

Eviter ce type de comportement peut se faire par exemple selon le principe de non-directivité, décrit par Carl Rogers (psychologue américain, 1902-1987). Schématiquement, au lieu de dire à votre conjoint "arrête de mettre tes affaires partout", qui revient à l’agresser, il est préférable de parler à la première personne : "je suis dérangé par tes affaires". Cela élimine une part de la violence et permet le dialogue.

Ce principe de non-directivité a d’ailleurs été repris par Marshall Rosenberg, un élève de Carl Rogers, qui a crée sa propre discipline : la communication non violente. Dans les grandes lignes, celle-ci propose d’éliminer les agressions liées à nos modes d’expression, afin de réduire le stress de la vie quotidienne, de désamorcer l’agressivité et la colère ou de mieux écouter et comprendre l’autre.


Wayland Myers, auteur d’un livre sur la communication non violente, définit trois règles à suivre lorsqu’on s’adresse à un interlocuteur :

  • Décrire les faits. Ne pas coller d’étiquettes ou faire de morale ; clarifier ce qui se passe en nous, reconnaître nos besoins, et le dire explicitement.
  • Mettre en lumière les sentiments et les besoins ; renforcer notre capacité à recevoir les sentiments et besoins d'autrui, baser nos relations sur l'honnêteté et l'empathie.  
  • Demander les actions souhaitées. Ne pas utiliser les exigences, les menaces, les ordres ou la manipulation. Eviter les reproches ou une attitude défensive ; faire des demandes concrètes de façon non exigeante, donc augmenter nos chances de les voir satisfaites.

Plusieurs formations en communication non violente sont d’ailleurs destinées aux éducateurs et aux professions en contact avec le public. A votre échelle, passer par ce type de formation peut vous sembler superflu. Néanmoins, essayez de limiter les propos trop agressifs et écoutez un peu plus l’autre. Vous verrez, communiquer sans stress, ça change la vie !

 

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